Le crayon
L’outil le plus simple pour dessiner c’est le crayon à papier.
Il faut se munir d’un taille-crayon (ou un cutter) pour avoir une belle
pointe et d’une gomme.
Ils peuvent être plus ou moins gras. L’intensité est inscrite dessus.
Jouer avec plusieurs crayons:
HB est le moyen, le plus utilisé. Facile à gommer il est très bien pour
faire une mise en place du sujet.
Plus on monte vers les H — H, 2H, 4H... — plus ils sont
durs.
Ils permettent de faire des gris très clairs. On les utilise
également pour dessiner quand on veut qu’il n’y ait pas beaucoup de résidus
de graphite sur le papier en particulier pour l’aquarelle.
Ce sont des crayons sur lesquels la pression de la main n’est pas
conseillée. En appuyant, on risque surtout de rayer le papier.
Plus on monte vers les B — B, 2B, 3B, 4B, 6B... — plus ils
sont tendres.
Avec un 4B on peut déjà avoir un noir très intense. Ce sont des crayons
tendres et on peut vraiment jouer avec la pression de la main pour avoir une
très large gamme de gris.
Ces crayons très gras sont plus difficiles à gommer.
Les supports :
C’est une technique sèche pas très exigeante pour son support,
cependant, je vous conseille de ne pas prendre un papier trop léger si vous
voulez travailler longtemps. Choisissez au moins 180 gr.
Il y a des papiers,
satinés, à grain, très lisses... Extra blanc, d'un blanc chaud ou plus froid. Choisissez ce qui vous plaît ! Le choix
du support n’est pas du tout anodin sur le résultat final.
Les dessins au crayon à papier, surtout si l’on utilise des crayons
tendres, doivent être fixés avec du fixatif à dessin (de la
laque à cheveux peut également marcher).
Le fusain
Le fusain est le nom d’un arbuste
dont le bois, brûlé en vase clos, permet d’avoir des petits bâtons de
charbon que l’on appelle également « fusain ».
Comme
pour les crayons vous pouvez trouver des fusains plus ou moins durs. C’est une
question de « cuisson ». Je vous conseille les fusains tendres. Il
faudra apprendre à les apprivoiser.
C’est
une technique très souple et agréable à utiliser. Il ne faut cependant pas
avoir peur de se salir les mains... C’est du charbon !
Il
s’utilise avec une « gomme mie de pain ». Cette gomme est
souple, on peut lui donner des formes adaptées au besoin que l’on a.
Composée en partie de caoutchouc
elle, est légèrement adhésive et permet de coller les particules de fusain.
Elle s’utilise plutôt en tapotant qu’en frottant. Elle peut effacer, si
les particules de charbon ne sont pas entrées trop profondément dans le papier.
On s’en sert surtout pour ajuster les nuances de gris.
(Elle
est pratique aussi pour le dessin au crayon, les techniques au pastel sec,
sanguine, Pierre noire...)
Il est indispensable de fixer les dessins au fusain.
Le support :
Cette
technique s’utilise principalement sur du papier Ingres, qui est un
papier tramé qui permet de retenir les particules de charbon.
Il y a plusieurs
qualités de papier Ingres, plus ou moins épais.
Quand on commence, je vous conseille de prendre un papier léger (80 à 120 gr), qui accrochera moins la matière et qui vous permettra de plus facilement revenir en
arrière.



