mardi 4 avril 2000

Des outils


Le crayon

L’outil le plus simple pour dessiner c’est le crayon à papier. 
Il faut se munir d’un taille-crayon (ou un cutter) pour avoir une belle pointe et d’une gomme. 



Ils peuvent être plus ou moins gras. L’intensité est inscrite dessus.




Jouer avec plusieurs crayons: 

HB est le moyen, le plus utilisé. Facile à gommer il est très bien pour faire une mise en place du sujet. 

Plus on monte vers les H — H, 2H, 4H... — plus ils sont durs.
Ils permettent de faire des gris très clairs. On les utilise également pour dessiner quand on veut qu’il n’y ait pas beaucoup de résidus de graphite sur le papier en particulier pour l’aquarelle. 
Ce sont des crayons sur lesquels la pression de la main n’est pas conseillée. En appuyant, on risque surtout de rayer le papier. 

Plus on monte vers les B — B, 2B, 3B, 4B, 6B... — plus ils sont tendres.
Avec un 4B on peut déjà avoir un noir très intense. Ce sont des crayons tendres et on peut vraiment jouer avec la pression de la main pour avoir une très large gamme de gris. 
Ces crayons très gras sont plus difficiles à gommer. 

Les supports :
C’est une technique sèche pas très exigeante pour son support, cependant, je vous conseille de ne pas prendre un papier trop léger si vous voulez travailler longtemps. Choisissez au moins 180 gr. 
Il y a des papiers, satinés, à grain, très lisses... Extra blanc, d'un blanc chaud ou plus froid. Choisissez ce qui vous plaît ! Le choix du support n’est pas du tout anodin sur le résultat final. 



Les dessins au crayon à papier, surtout si l’on utilise des crayons tendres, doivent être fixés avec du fixatif à dessin (de la laque à cheveux peut également marcher). 



Le fusain


  


Le fusain est le nom d’un arbuste dont le bois, brûlé en vase clos, permet d’avoir des petits bâtons de charbon que l’on appelle également « fusain ». 
Comme pour les crayons vous pouvez trouver des fusains plus ou moins durs. C’est une question de « cuisson ». Je vous conseille les fusains tendres. Il faudra apprendre à les apprivoiser. 
C’est une technique très souple et agréable à utiliser. Il ne faut cependant pas avoir peur de se salir les mains... C’est du charbon !

Il s’utilise avec une « gomme mie de pain ». Cette gomme est souple, on peut lui donner des formes adaptées au besoin que l’on a.
Composée en partie de caoutchouc elle, est légèrement adhésive et permet de coller les particules de fusain. Elle s’utilise plutôt en tapotant qu’en frottant. Elle peut effacer, si les particules de charbon ne sont pas entrées trop profondément dans le papier. On s’en sert surtout pour ajuster les nuances de gris.
(Elle est pratique aussi pour le dessin au crayon, les techniques au pastel sec, sanguine, Pierre noire...)

Il est indispensable de fixer les dessins au fusain. 




Le support :

Cette technique s’utilise principalement sur du papier Ingres, qui est un papier tramé qui permet de retenir les particules de charbon. 
Il y a plusieurs qualités de papier Ingres, plus ou moins épais. 
Quand on commence, je vous conseille de prendre un papier léger (80 à 120 gr), qui accrochera moins la matière et qui vous permettra de plus facilement  revenir en arrière.